Stumpwork 2026 : broderie en relief 3D, technique et motifs
Découvrez le stumpwork, broderie anglaise en relief 3D : fleurs, insectes et oiseaux tridimensionnels, technique et matériel pour débutantes 2026.

La première fois que j'ai vu du stumpwork en vrai — pas en photo, en vrai — j'ai mis plusieurs secondes à comprendre que c'était de la broderie. Une abeille posée sur un pétale de rose, dont les ailes d'organza semblaient frémir à la lumière, une fraise dont le galbe rebondi projetait une légère ombre sur le fond de satin blanc... Le stumpwork est tout sauf plat.
Cette technique de broderie en relief d'origine anglaise est l'une des plus spectaculaires qui soit : elle crée des éléments tridimensionnels sur le tissu, des fleurs dont les pétales se dressent véritablement, des feuilles qui captent la lumière, des insectes dont les corps sont rembourrés et les ailes brodées sur fil de métal indépendant. Le résultat tient à mi-chemin entre la broderie et la sculpture textile.
En 2026, le stumpwork connaît un renouveau remarquable porté par les communautés de slow stitch et de broderie d'art. Des brodeuses du monde entier s'y essaient, attirées par son côté tridimensionnel, ses possibilités infinies de personnalisation et sa capacité à transformer un tableau brodé en objet vivant. Si vous n'avez encore jamais tenté cette technique, voici tout ce qu'il faut savoir pour vous lancer.
Histoire et origines du stumpwork
Le stumpwork — littéralement « travail sur souche » — tient son nom anglais des bourrages (stumps) de fil ou de liège utilisés pour créer du relief sous les éléments brodés. En français, on parle de broderie en relief ou de broderie sculptée. C'est une technique éminemment anglaise, qui s'épanouit au XVIIe siècle avant de connaître un premier effacement au XVIIIe, puis plusieurs renaissances dont nous vivons actuellement l'une des plus belles.
Les origines médiévales
Les techniques de broderie en relief sont bien plus anciennes que la période Stuart. Au Moyen Âge, l'Opus Anglicanum — la broderie anglaise médiévale de renommée mondiale — utilisait déjà des fils posés sur fond de bourrage pour créer du relief dans les vêtements liturgiques. Les figures du Christ, de la Vierge et des saints arboraient des visages brodés sur capitonnage, donnant une présence presque sculpturale à ces pièces de tissu de soie et de fils d'or.
Au XVIe siècle, les brodeuses anglaises développèrent le slip — un élément brodé séparément sur un autre tissu, puis découpé et appliqué sur la pièce principale, créant un relief naturel par l'épaisseur du support double. Cette technique du slip est l'ancêtre direct du stumpwork moderne.
L'âge d'or : 1650–1700
C'est sous le règne de Charles II que le stumpwork atteignit son apogée. Les jeunes filles de bonne famille apprenaient cette broderie dans les boarding schools, réalisant de grandes compositions narratives : jardins remplis de lapins, cerfs et oiseaux exotiques ; figures royales et bibliques drapées en soie brodée ; fleurs et insectes aux corps rembourrés de laine ou de papier. Ces compositions terminées devenaient des tableaux encadrés, des boîtes à bijoux ornées ou des miroirs décorés.
Les pièces de stumpwork de cette époque sont aujourd'hui conservées dans les plus grands musées du monde : le Victoria & Albert Museum à Londres, le Metropolitan Museum of Art à New York, et des collections privées de familles anglaises. Les œuvres conservées au Metropolitan témoignent d'une maîtrise extraordinaire de la broderie sculptée, combinant fils de soie colorés, fils métalliques dorés, perles de verre, mica translucide pour les ailes d'insectes et morceaux de tissu brodés séparément sur fils de laiton.
Ce qui frappe en observant ces pièces, c'est la liberté narrative assumée des brodeuses de l'époque : dans un même tableau, on trouve une tortue côtoyant un lion, une fleur de tulipe de la taille d'un arbre à côté d'un lapin miniature, un château élaboré surplombant un étang où nagent des poissons brodés. Le réalisme n'était pas l'objectif — l'exubérance, la richesse décorative et la démonstration de maîtrise technique, si.
Le renouveau contemporain
Après un long effacement au XVIIIe et XIXe siècles — où d'autres techniques comme le Berlin woolwork et la broderie au canvas monopolisèrent l'attention des brodeuses — le stumpwork fut redécouvert dans les années 1990, notamment grâce aux livres de Jane Nicholas et de Barbara & Roy Hirst qui en systématisèrent la pédagogie pour les brodeuses modernes.
Aujourd'hui, des créatrices comme Hazel Blomkamp, Trish Burr et les membres de l'Embroiderers' Guild britannique publient régulièrement des travaux de stumpwork contemporain, réinterprétant les motifs traditionnels avec des fils à broder modernes et des compositions à mi-chemin entre art et artisanat. Les réseaux sociaux ont accéléré la diffusion de la technique en dehors du monde anglophone, et en 2026, il existe désormais des ateliers de stumpwork en France, en Belgique et au Canada francophone.
Matériel indispensable pour débuter en stumpwork
Le stumpwork mobilise une plus grande variété de matériaux que la plupart des techniques de broderie, précisément parce qu'il construit de la tridimensionnalité. Voici ce dont vous aurez besoin pour débuter.
Le tissu de fond
Le tissu principal sur lequel sera montée la broderie doit être suffisamment solide pour supporter le poids des éléments en relief :
- Satin de soie ou satin de coton : le tissu classique du stumpwork, qui donne au fond une surface lisse et brillante contrastant avec les textures des éléments brodés
- Lin tramé : plus contemporain, moins formel, idéal pour les créations modernes et botaniques
- Toile à broder blanche ou écru (28-32 fils/cm) : pratique pour les débutantes, stabilise bien les éléments appliqués
Le tissu de fond est toujours tendu sur un cadre rigide (stretcher bars ou cadre carré) pendant toute la durée de la création.
Le tissu pour les slips
Les éléments brodés séparément (fleurs, feuilles, insectes, personnages) sont travaillés sur un tissu plus fin :
- Calico fin ou mousseline de coton : tissu de base pour les slips, léger et facile à broder
- Organza de soie ou organza de polyester : pour les ailes d'insectes translucides, l'un des effets les plus saisissants du stumpwork
Les fils à broder
Le stumpwork valorise la variété des matières :
- Fils de soie stranded (Cifonda, Au Ver à Soie) : pour les pétales, les surfaces lisses et brillantes au point satiné
- Coton mouliné DMC : accessible et polyvalent pour les débutantes
- Fils de laine fine (crewel wool) : pour les corps d'animaux et les rembourrages de grandes surfaces
- Fils métalliques (Madeira Metallic, Kreinik) : pour les ailes d'insectes, les détails dorés
- Fil de fer à broder (wire) : calibre 28 ou 30 pour les contours des ailes et des feuilles en détaché
Les matériaux de rembourrage
C'est ce qui crée le relief caractéristique du stumpwork :
- Feltwork (couches de feutre) : le plus courant — on empile des couches de feutre de laine de tailles décroissantes pour créer un dôme régulier
- Padding au fil : longues chaînes de points de chaînette ou de satin superposés
- Kapok ou bourre de polyester : pour les éléments rembourrés librement
Le reste du matériel
- Aiguilles de broderie n°7 et n°9 pour les fils fins, n°5 pour les fils épais
- Aiguille à tapisserie émoussée pour passer les fils dans le tissu de fond lors de la pose des slips
- Petits ciseaux de broderie très pointus (indispensables pour découper les slips avec précision)
- Pince à épiler fine pour manipuler les fils de fer et les petits éléments
Les points et techniques clés du stumpwork
Le stumpwork mobilise un large éventail de points de broderie. Il n'est pas une technique isolée mais une discipline composite qui combine des points issus de la broderie libre, de la broderie à l'aiguille et de la broderie sur fil de fer. Voici les fondamentaux à maîtriser.
Le point satiné (satin stitch)
C'est le point de base du stumpwork pour couvrir les surfaces planes : pétales, feuilles, vêtements, corps d'oiseaux. Il s'exécute en points parallèles très serrés qui recouvrent entièrement la surface. Pour le rendu soyeux caractéristique du stumpwork, utilisez des fils de soie et posez vos points dans le sens de la lumière — pour un pétale, les points rayonnent depuis le centre.
Sur bourrage, le point satiné prend encore plus d'ampleur : chaque couche de feutre sous-jacente gonfle légèrement le tissu de surface, donnant aux formes un galbe sculptural remarquable.
Le point de tige (stem stitch)
Pour les tiges, les contours et les détails fins (antennes d'insectes, nervures de feuilles), le point de tige est incontournable. Il crée une ligne torsadée et régulière qui donne l'impression d'une fine corde de fils. Pour des tiges plus épaisses, on peut superposer deux ou trois rangées parallèles.
Le point de feuille détachée (detached chain stitch)
Ce point crée une petite boucle ovale fixée par un point de maintien — utilisé en masse, il forme des pétales de marguerite, des feuilles de trèfle, des poils de fourrure animale. Disposés en spirale sur un dôme de feutre, les points de feuille détachée créent une fleur tridimensionnelle d'un réalisme étonnant.
Le turkey stitch (point de velours)
Pour les parties veloutées — herbe, mousse, fourrure d'animaux, pistils de fleurs — le turkey stitch crée des boucles coupées ou laissées en boucles qui forment une surface texturée. On l'utilise beaucoup pour les pelages d'animaux et les bosquets de plantes dans les compositions stumpwork narratives.
Le buttonhole stitch sur fil de fer
C'est la technique signature du stumpwork pour les ailes d'insectes et les pétales détachés. On forme d'abord un contour avec du fil de fer calibre 28-30, en pliant le fil en forme de pétale ou d'aile sur l'organza de support. On bride le fil de fer au tissu par quelques points, puis on recouvre entièrement ce contour de points de boutonnière serrés. Ensuite, on brode librement l'intérieur de la forme. Au final, on découpe l'organza au ras de la bordure boutonnière pour obtenir un pétale ou une aile entièrement libre, qui se dresse de la surface du tissu de fond.
La broderie raised (en hauteur)
Pour les éléments très saillants — corps d'insectes, fruits, boutons de fleurs — on part d'une base de feutre empilé sur lequel on brode en point satiné ou au turkey stitch. Plus on superpose de couches de feutre (3 à 7 couches selon la hauteur désirée), plus l'élément est proéminent. La progression en taille décroissante des couches — la plus grande en bas, la plus petite en haut — crée une forme anatomiquement convexe.
| Point | Usage principal | Niveau | Fils recommandés |
|---|---|---|---|
| Point satiné | Pétales, feuilles, surfaces unies | Débutant | Soie, coton mouliné |
| Point de tige | Tiges, contours, lignes | Débutant | Coton mouliné, soie |
| Detached chain stitch | Pétales, feuilles, fourrure | Débutant | Coton mouliné |
| Turkey stitch | Herbe, fourrure, mousse, pistils | Intermédiaire | Laine crewel, coton |
| Buttonhole sur fil de fer | Ailes d'insectes, pétales détachés | Intermédiaire | Soie fine, coton mouliné |
| Raised satin sur feutre | Fleurs bombées, corps d'insectes | Intermédiaire | Soie, coton mouliné |
Fleurs, insectes et motifs emblématiques du stumpwork
Le stumpwork a ses sujets de prédilection, hérités des compositions du XVIIe siècle et perpétuellement réinterprétés par les brodeuses contemporaines.
Les fleurs : roses, tulipes et anémones
Les roses occupent une place centrale dans le répertoire du stumpwork. Une rose en stumpwork se compose généralement de plusieurs éléments séparés : un cœur de pistils au turkey stitch ou au pistil stitch, des pétales internes brodés sur bourrage de feutre au point satiné, des pétales externes en pétales détachés sur fil de fer dressés légèrement au-dessus du tissu, et des sépales brodés en point satiné vert.
Le résultat est une fleur tridimensionnelle d'un réalisme spectaculaire, dont les couches de pétales créent une véritable profondeur visuelle. Les tulipes stylisées se prêtent à un traitement en point satiné seul, sur bourrage léger — plus abordables pour les débutantes car elles n'utilisent pas de fil de fer. Les anémones, avec leurs pistils sombres entourés de pétales larges, sont idéales pour un travail en dégradé de coton stranded.
Les insectes : papillons, abeilles et libellules
Les insectes sont le motif signature du stumpwork. Leur corps est rembourré de feutre et brodé en point satiné avec une alternance de couleurs — jaune et noir pour les abeilles, tons chauds pour les papillons, irisé pour les scarabées. Leurs ailes, brodées en point de boutonnière sur organza avec un contour de fil de fer, se dressent de la surface du tissu en créant un effet de légèreté et de mouvement absolument saisissant.
Les libellules, avec leurs quatre ailes longues et leur corps fusiforme, sont plus complexes mais produisent des effets extraordinaires. Broder une libellule en stumpwork demande une bonne maîtrise du buttonhole sur fil de fer, mais le résultat — une libellule aux ailes translucides d'organza posée sur un bosquet de rush vert — justifie amplement l'investissement technique.
Les papillons sont souvent le premier insecte tenté en stumpwork : leurs grandes ailes planes se prêtent bien au buttonhole sur organza, et leur corps simple au bourrage de feutre. Les espèces aux ailes très colorées et marquées — paon du jour, machaon, vulcain — offrent de belles possibilités de travail en dégradé.
Les oiseaux : perroquets, paons et hiboux
Les oiseaux exotiques hérités des compositions Stuart — perroquets, perruches, paons — sont traités en stumpwork avec un mélange de techniques : plumes brodées en turkey stitch ou en point de feuille détachée, têtes et corps en point satiné sur bourrage, crêtes en petits pétales détachés sur fil de fer.
Le hibou est un motif très populaire dans le stumpwork contemporain : son corps rembourré couvert de plumes au turkey stitch, ses grands yeux brodés en point de nœud, et ses serres au fil de métal lui donnent une présence extraordinaire. Les mésanges, rouges-gorges et chardonnerets se prêtent admirablement au stumpwork et permettent des compositions botaniques de style illustration naturaliste.
Les fruits et les végétaux
Les grenades et les fraises — motifs héraldiques classiques des compositions Stuart — sont traités en bourrage de feutre très haut, recouvert de point satiné pour les fraises ou de point de rococo pour la texture grainée des grenades. Les raisins en bouquet constituent un exercice magnifique : chaque grain est une petite sphère brodée séparément en point satiné, reliée aux autres par un point de tige.
Les paysages botaniques — branche avec bourgeons, fougère, bouquet champêtre — constituent une voie contemporaine très appréciée, qui permet d'intégrer le stumpwork dans des intérieurs modernes et minimalistes sans la charge baroque des compositions d'époque.
Votre premier projet de stumpwork
Pour débuter en stumpwork sans se décourager, il faut choisir un projet dont l'échelle et la complexité sont adaptées à votre niveau. La tentation est grande de vouloir réaliser directement un grand panneau narratif avec des insectes sur fils de fer — mais la sagesse est de commencer par quelques techniques isolées sur de petites compositions.
Projet 1 : la fraise en relief (niveau débutant)
La fraise est LE projet d'initiation au stumpwork. Elle ne nécessite pas de fil de fer ni de slip séparé — juste du bourrage de feutre et du point satiné.
Matériel : un carré de satin ou de lin 15 × 15 cm, trois couches de feutre rouge, du fil de soie ou mouliné rouge, jaune et vert, une aiguille n°7.
- Décalquez une fraise simple (2-3 cm de large) sur le tissu de fond au crayon disparaissant
- Découpez 3 couches de feutre rouge en forme de fraise de taille décroissante et fixez-les sur le tissu de fond par quelques points
- Recouvrez le dôme de feutre au point satiné rouge vif, les points rayonnant depuis le sommet
- Brodez les petites graines en jaune au pistil stitch
- Ajoutez les sépales en vert au point satiné
Résultat : une fraise tridimensionnelle qui ressort véritablement du tissu. La surprise est garantie.
Projet 2 : l'abeille aux ailes d'organza (niveau intermédiaire)
Une fois la technique du bourrage maîtrisée, l'abeille avec ses ailes sur fil de fer est le passage obligé du stumpwork.
- Brodez d'abord le corps de l'abeille sur bourrage de feutre en bandes alternées jaune et noir au point satiné
- Formez deux ailes en pliant le fil de fer calibre 30 en forme d'aile oblongue sur un carré d'organza
- Bridez le fil de fer à l'organza avec quelques points à la main
- Recouvrez le fil de fer de buttonhole stitch en fil gris ou blanc
- Brodez quelques veines dans l'organza au point de tige
- Découpez l'organza au ras du boutonnière pour libérer les ailes
- Fixez les ailes dans le dos de l'abeille en les glissant sous le corps brodé
- Ajoutez les pattes en fil de métal noir torsadé
L'abeille terminée peut être posée sur une fleur, une branche ou dans une composition florale plus large.
Projet 3 : le tableau botanique (niveau avancé)
Pour les brodeuses ayant déjà pratiqué les deux premiers projets, une composition botanique en format A5 constitue un beau défi : une branche avec plusieurs feuilles (certaines brodées sur le fond, d'autres en slips détachés sur fil de fer pour varier les niveaux), quelques fleurs (un bouton en stumpwork rembourré, une fleur ouverte avec pétales détachés) et un insecte ou papillon en point de boutonnière sur organza.
Ce type de composition, encadrée dans un cadre blanc ou naturel, constitue un tableau d'art textile absolument remarquable pour un intérieur contemporain.
Où trouver des kits et des patrons de stumpwork ?
Pour les débutantes, les kits proposent tout le matériel et les instructions nécessaires :
- Hazel Blomkamp (Crinoline Lady patterns) — kits botaniques modernes avec instructions très claires
- Trish Burr — kits d'oiseaux et de fleurs, très pédagogiques
- Royal School of Needlework (Londres) — kits d'excellence, plus classiques
- Jane Nicholas — kits et livres de référence, la grande dame du stumpwork contemporain
En France, les communautés en ligne (Instagram #stumpwork, groupes Facebook Broderie d'Art) regorgent d'inspiration et de tutoriels accessibles. La pratique du stumpwork demande de la patience et de la précision, mais elle offre en retour une satisfaction incomparable. Quand vous verrez votre première fleur se dresser du tissu, ses pétales captant la lumière de tous côtés, vous comprendrez pourquoi cette technique subjugue les brodeuses depuis quatre siècles.
Qu'est-ce que le stumpwork exactement ?
Le stumpwork est une technique de broderie en relief d'origine anglaise, développée au XVIIe siècle. Elle crée des éléments tridimensionnels sur le tissu grâce à du bourrage (feutre empilé, fil) et à des éléments brodés séparément sur fil de fer (ailes d'insectes, pétales détachés). Le résultat est une broderie sculptée où fleurs, insectes et personnages semblent vivre au-dessus du tissu de fond.
Le stumpwork est-il accessible aux débutantes en broderie ?
Certaines techniques de base comme le bourrage de feutre et le point satiné en relief sont accessibles aux débutantes après quelques heures de pratique. Les éléments sur fil de fer (ailes d'insectes, pétales détachés) requièrent davantage de dextérité et sont plus adaptés aux brodeuses ayant déjà pratiqué d'autres formes de broderie libre. Il existe cependant des projets simples de stumpwork — une fraise, un escargot, une fleur rembourrée — parfaitement adaptés aux premières explorations.
Quel tissu utiliser pour le stumpwork ?
Pour le tissu de fond, le satin de coton ou le lin tramé sont les plus courants et les plus pratiques. Le satin de soie donne le résultat le plus luxueux mais est plus délicat à travailler. Pour les slips (éléments brodés séparément), on utilise un calico fin ou une mousseline de coton. Pour les ailes d'insectes translucides, l'organza de soie ou de polyester est indispensable.
Quel fil de fer utiliser pour le stumpwork ?
On utilise généralement du fil de fer fin calibre 28 ou 30 (les chiffres élevés désignent des fils plus fins). Ce fil doit être suffisamment souple pour être plié en forme mais assez rigide pour conserver sa forme. Les fils de laiton (*laiton craft wire*) ou de cuivre argenté sont les plus recommandés — ils ne rouillent pas et sont faciles à plier. On les trouve en mercerie ou en magasin de loisirs créatifs.
Combien de couches de feutre pour les reliefs en stumpwork ?
Cela dépend de la hauteur désirée. Pour un relief modéré (pétale ou feuille légèrement bombé), 2 à 3 couches de feutre suffisent. Pour un relief marqué (fruit, corps d'insecte), on empile jusqu'à 5 à 7 couches. La règle est de découper chaque couche légèrement plus petite que la précédente (1 à 2 mm de chaque côté), pour créer un dôme progressivement convexe plutôt qu'un cylindre plat.
Peut-on encadrer une broderie stumpwork comme un tableau ?
Oui, et c'est même la destination la plus fréquente du stumpwork. L'encadrement sous verre est cependant délicat car les éléments en relief peuvent toucher la vitre. On utilise généralement un cadre avec passe-partout épais (profondeur 5 à 8 cm) pour protéger les reliefs, ou des cadres boîte (shadow box frames) prévus pour les objets tridimensionnels. Certaines brodeuses présentent leurs œuvres de stumpwork sans vitre, fixées directement sur carton acide-free dans un cadre ouvert.
Quels sont les motifs les plus populaires en stumpwork ?
Les abeilles, papillons et libellules aux ailes d'organza sont les motifs signature du stumpwork contemporain. Viennent ensuite les roses et fleurs à pétales détachés, les fraises et autres fruits rembourrés, les oiseaux (hibou, rouge-gorge, mésange) et les compositions botaniques avec branche et bourgeons. Les grandes compositions narratives avec personnages, animaux et paysages, typiques du XVIIe siècle anglais, sont aujourd'hui réservées aux brodeuses très avancées.
Où trouver des kits de stumpwork en France ?
Les kits de stumpwork de marques anglophones (Hazel Blomkamp, Trish Burr, Jane Nicholas) sont disponibles par commande en ligne directement auprès des créatrices ou via des boutiques spécialisées en broderie. En France, quelques merceries de broderie d'art proposent des kits importés. Les sites de broderie en ligne comme Sewing.com, The Thread Gallery ou Shades Threads distribuent des kits dans l'Union européenne. Les communautés Instagram #stumpwork et les groupes Facebook de broderie d'art sont également de bonnes ressources pour trouver des patrons PDF accessibles.
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Passionnée de point de croix depuis l'enfance, Claire partage grilles gratuites, tutoriels et inspirations pour tous les niveaux.
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